Chroniques

Chienne de vie!

D’abord parce que selon l’horoscope chinois ,je suis “Chien” tout comme Mère Térésa , Steven Spielberg et même Elvis Presley. On dit de ce signe chinois  “qu’il est têtu à l’extrême et sait ce qu’il veut. Toutefois, sous ces qualificatifs un peu sévère, les traits les plus nobles de la nature humaine se trouvent réunis chez le chien. Loyal, fidèle, honnête, il a le sens profond du devoir. On peut compter sur lui. Il ne trahit pas.” Bon! alors là ça me va comme un gant cette description. Qui plus es avec les personnalités de renom mentionnées ça me fait une belle jambe! pas trop mauvais comme personnalité, non!😜 .

Ensuite, depuis un certain moment, je désirais écrire un blogue portant sur la “Chienne de ma vie” dont ses traits dominants reflètent exactement les caractéristiques “chien” de l’horoscope Chinois c’est-à-dire têtu, fidèle et loyale.

Vous savez dans toute histoire de  jeune fille, y’a un moment donné où, comme dans les contes de fées,  elle rêve à une marraine, qui accourt pour la délivrer en utilisant ses pouvoirs et sa magie. Laissez-moi vous conter le mien.

Moment magique…

Or, dans la très jeune vie de ma chienne, il s’est produit un événement ou une marraine-fée des chiens( en l’occurrence moi) munie d’une  baguette magique (lire portefeuille) se munissant de bienveillance a joué un rôle de protectrice envers une  mignonne petite boule de poil ,âgée d’à peine 5 mois, enfermée dans une cage en broche et non dans le grenier.  Nos vies furent à jamais transformées. Ce moment magique se produisit le 4 novembre 2004.

Un contrat sacré

Faut que je vous explique.  Au début de nos fréquentations, mon chéri , en plus de ses 3 enfants, vivait avec 1 chien et deux chats dans un petit jumelé.  Rapidement son labrador blond trouva refuge dans une famille ainsi qu’un de  ses 2 chats.  Trois ans et demi plus tard, en 2003,  nous emménagions ensemble.   Le chat suivi, il va de soi. Il s’appelait “Souris”.  Malheureusement il quitta le foyer quelques semaines après notre arrivée.

C’est à ce moment que mon chéri essaya de me convaincre d’avoir un autre animal dans la maison. En plus des bestioles de la famille de mon amoureux, j’avais connu , avant d’aménager à Saint-Jean-sur-Richelieu, un chien beagle, une chatte noire et des perruches. La chatte noire de son prénom “Aimée”  ne possédait  aucunement les qualificatifs de ce prénom.  Oh! que non, méchante, sournoise, maline; aucun rapport avec l’amour.  Elle fut une période assez traumatisante.    Des crises d’agressivité sans bon sens survenaient sans crier “Gare”.  Perchée sur le bord d’une fenêtre, elle doublait de volume lorsqu’elle voyait quelque chose que nous ne percevions pas et soufflait tellement fort qu’on aurait dit qu’elle se transformait en lion, rugissant.  Une fois, je l’ai enfermé dans ma chambre et la laisser se débattre avec ses démons.  Elle se pitchait partout sur les murs. Un diable en chat; je vous l’jure. J’en avais peur.  Quelle honte pour moi, élevée à la campagne et craindre un chat. Ceux de la ferme étaient tellement inoffensifs et niaiseux.

  • Mon père m’aurait dit:  je vais m’en occuper de ton chat.
  • Non, non ça va aller, ne t’en mêle pas…..

Étant préoccupée par son comportement;  j’ai convaincu Claudia (ma fille) de la donner  dans une autre famille.  Peut-être que le territoire de notre demeure ne lui convenait pas.  Elle n’a pas fait long feu également dans l’autre famille.  Pauvre “Aimée” noyée dans leur piscine familiale.   Pour les perruches nous en avons eu 2-3.  Laurence (ma 2e fille) souhaitait un animal et la perruche fut toute désignée étant un oiseau non agressif, sociable, toujours en cage, bavard et vif. Le temps passé à l’apprivoiser  comblait beaucoup Laurence. Toutefois les perruches  ne vécurent pas très longtemps.  Allons donc savoir pourquoi!

Ainsi,  je trouvais que j’avais assez donné dans l’animalerie.

  • Chérie, j’aimerais ça avoir un  chat ou un chien
  • Non! mon chéri on n’aura pas de chien ni de chat; suis capable de vivre sans….
  • Envoye donc…..
  • Ben là, un animal faut s’en occuper, le sortir, on n’habite pas la campagne, ça jappe; as-tu pensé aux vacances, on va le mettre ou?
  • Tu sais, c’est attachant ces p’tites bêtes-là, ça va nous faire bouger….
  • Ouin, dans mon enfance les animaux vivaient à l’étable, dans la grange, dans le hangar mais pas dans la maison
  • Bien, voyons, je ne te parle pas d’un berger ni d’un Saint-Bernard, juste un petit chien moyen
  • HUM ; j’argumente…..un chat, ça fait  beaucoup poil partout ; et un chien, bien faut le sortir, ça jappe,  ça saute sur le monde,  faut le faire opérer, des frais de vétérinaires, ça bouffe les meubles, ça sent le chien pis tout….

Bref, il en a fallu des discussions, du temps et de la patience de la part de mon amoureux. Je vous l’ai déjà écrit qu’il possède  une persévérance, ouf! . Je cédai. Bien oui! j’ai fait ça…. moi….

Un beau jour, après maintes demandes, j’acceptai de me rendre dans une animalerie avec mon amoureux afin de voir, seulement voir qu’il m’a dit,  quelle race de chien pouvait nous convenir. Le seul critère discuté était la grosseur. Dans l’animalerie choisie, zut de zut! pas de petits chiens.  En sortant, je propose de retourner à la maison et dans mon for intérieur :”yes ! y’en a pas” sujet clos.  Sur le retour:

  • Tu sais je connais aussi un autre endroit pas trop loin
  • Ah oui ?  bon avons-nous le temps?  il est 16h30, je pense qu’ on devrait remettre ça à un autre jour
  • Ça ne sera pas long, juste pour voir.

ET c’est que ça se passe.  Je  n’ai pas eu besoin de test de personnalité ni de psychologie canine .  Un match parfait.  Je l’aperçois, bien tranquille dans sa cage. Elle a presque 5 mois.  Elle est la seule à ne pas japper.  Elle me fixe de ses yeux noirs.  Je  fonds littéralement. Elle est trop adorable.  C’est difficile de voir un chien résigné à travers sa cage.  Je prends un peu de recul et après discussion avec la commis, je dis à mon amoureux en insistant très fortement:  on ne se décide pas sur un coup de tête hein!  après tout ça vit longtemps et c’est un contrat à long terme.  Il faut bien réfléchir afin de ne pas faire d’achat impulsif et j’insiste sur  “achat impulsif”.  Alors on retourne dans l’auto.  Une fois bien assise je dis:

  • Ouin  (soupir)………. et si demain elle n’est plus là?
  • Bof , il y a peut-être pas grand risque, car ce n’est pas dans la dernière demi-heure qu’un client va se pointer
  • T’en es sur?
  • On s’est dit pas d’achat impulsif, exact?
  • Re-ouin je sais, faut quand même y réfléchir, car c’est un contrat à long terme…..
  • Tu sais;  cela fait deux minutes que l’on en jase là, donc je pense bien que ce n’est pas un achat impulsif, deux minutes suffisent amplement pour un raisonnement réfléchi, non !
  • T’as bien trop raison

Alors, nous sortons en courant de l’auto, on r’tourne dans la boutique,  comme s’il y en avait mille derrière nous et qu’on voulait être les premiers.  À cet instant,  je me suis transformée en marraine-fée de cette chienne qui m’avait regardé droit dans les yeux:  “vient me chercher, prends-moi, stp”…….

Ce contrat sacré dure depuis plus de 16 ans maintenant.

Qui m’aime, aime mon chien. Saint Bernard de Clairvaux

Elle s’appelle…

Muppette, comme dans les muppets show.  Pourquoi ce nom?  Je la tenais dans mes bras  échevelée et tremblotante. Elle pleurait quasiment.  Du coup, en cherchant un nom, j’ai pensé à ces personnages tout ébouriffés et à épaisse chevelure, tout comme ma chienne, d’où son prénom.

Elle s’est vite adaptée tout comme nous.  Je vous entends me dire :

  • Ton chien par ci, ton chien par là;  Colette ! c’est juste un chien!
  • OUI pis après !! JUSTEMENT! C’est MON chien.

Nous l’avons emmené presque partout.  Chez les beaux-parents, nos amis, ma soeur à Victo… Muppette est vite devenue sociable.  Elle n’a jamais eu le mal des transports. Tant mieux pour nous.

Eh oui!  elle a toujours  été débordante d’enthousiasme et de joie avec les visiteurs malgré nos interventions.  Force est d’admettre que notre discipline de renforcement positif, de croquettes, de biscuits et autres  ne fonctionnait pas toujours. Que voulez-vous, elle adorrrrrrrre la visite.

Qui aurait dit que j’accepterais un chien dans mon lit ! et je ne parle pas de qui vous savez là!  Non non….Chaque soir, nous placions sa couverture sur un coffre situé au pied du lit. Tranquillement elle se faufilait entre nous deux pendant la nuit.  Au matin, sa toast l’attendait.  Son sport préféré:  le tuyau de balayeuse.

La musique l’enchante.  À tout coup lorsque je joue du piano elle vient près de moi, ou se couche sous le banc.

Elle adore par-dessus tout l’hiver.  La neige est un immense terrain de jeux pour Muppette. Elle se roule dedans,  court, saute et mord dans la neige. Quel plaisir elle a! Sachant que les coussinets des  pattes de Muppette pouvaient être sensibles au froid, nous lui avons acheté des pantoufles pour chien.  Faut ce qu’il faut; au diable la dépense.  Nul besoin de vous dire que ça n’a pas fait long feu.

Et l’été,  la piscine l’attirait plus que tout et n’hésitait à sauter afin de rejoindre mon amoureux relaxant sur son flotteur.

Oui, elle a jappé; oui elle  a nous tapé sur les nerfs ,  oui on a marché sur ses crottes (petites) dans la pelouse parce que ce n’est jamais au même endroit, OUI elle  sauté bien des fois sur la visite et sentit leur fond de culotte  à mon grand désarroi. Et que dire de ses pipis contents!!! Dites-moi, nous, les humains, quand nous rencontrons nos amis, on ne leur saute pas dessus; alors les chiens, EUX, d’ou vient ce comportement?  Selon mes recherches, un gène en serait la cause. Hum! À la ferme, après une longue journée passée à brouter dans le champ, je n’ai jamais vu à vache sautée au cou mon père parce qu’il venait la chercher pour la traite et qu’elle avait hâte de le revoir.   Le chien lui, il lui aurait de plus mordillé les doigts.  Une grande lichée avec ça! ….Allons donc savoir…..

 

Aujourd’hui…

Elle n’a plus la force de monter les escaliers et venir dormir avec nous.  Elle ne voit presque plus.  Je dois lui nettoyer les yeux et y mettre des gouttes/gel  3-4 fois par jour jusqu’à la fin de sa vie.  Elle commence à être incontinente et boite de la patte gauche tout comme moi. Par contre elle est toujours à la quête d’une caresse derrière les oreilles.  Elle a encore le sourire joyeux.  Elle nous attend  le matin en bas de l’escalier pour sa récompense.  Souvent on l’a prend dans nos bras pour la déplacer plus facilement. On prend grand soin de ne pas lui faire de mal.  Le soir à notre arrivée, elle sort du garde-robe et vient nous accueillir.  Elle n’en manque pas une pour un biscuit de chien.  L’autre jour Claudia s’informa de Muppette:

  • M’man; je n’aurais jamais pensé que tu aurais un chien
  • (Rire) …. mon père disait cela aussi.

Je ne sais pas quand je prendrai la décision qu’elle rejoigne le paradis des chiens si cela existe.  Je la vois, certains matins, plus diminuée que d’autres.  Elle ne semble pas souffrir pour le moment.  Je pense à toutes ces fois où elle a été à côté de moi à la table, au piano, en écoutant la TV, dans l’auto, dans la piscine, en pelletant le banc de neige, soupir…..aux fois où je lui ai parlé, et je lui parle encore. Elle détecte encore quand j’ai un mal de tête, ou bien que je suis indisposée.  Elle ne me lâche pas tant que je ne vais pas mieux.

Ce n’est pas juste mon chien, c’est “LA” chienne de ma vie. Depuis qu’elle est dans ma vie, ma perception pour les animaux a beaucoup changé.

Enfin

Il y a tout ce côté interactif avec Muppette qui nous a fait beaucoup de bien à mon amoureux et moi.  Je crois sincèrement que les animaux nous apprennent quelque chose.  Ma chienne de vie, elle,  m’a apporté beaucoup d’amour.  Je sais que nous lui avons offert une très belle vie. Elle n’a plus la force d’avant, mais c’est ma Muppette quand même . Loin d’être quétaine,  je m’assume.

Milles excuses a …

Tous ceux qui nous ont visités  et de vous avoir accueilli en ouvrant notre porte par:    vas-t’coucher (à Muppette) , avant de vous dire le “Bonjour”. Suis également désolée que Muppette a fait des mailles dans vos bas de nylon, qu’elle ait pissé sur vos souliers ou vos bottes ou bien qu’elle éternuait sur vos pieds, qu’elle vous sente le fond de culotte pour vous connaître ou reconnaître, qu’elle vous achalait pour de la bouffe lors d’un repas. Un chien , c’tun chien; n’est-ce pas !

Arriverderci

Quelques photos diverses et de Muppette

 

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