Chroniques

La journée des fleurs

Quelle musique résonne et que l’on fredonne en cette journée de la fête des mères ?  Je vous le donne en mille:  On fredonne :”Maman tu es, la plus belle du monde ”  Il a fallu que je fasse des recherches car je ne me souvenais plus du nom du chanteur.  Luis Marianno.  Il s’agit d’une très vieille chanson, ça fait kitch! mais bon……. Ceux d’une certaine génération s’en rappellerons, c’est certain.

Vendredi matin, il faisait froid, il neigeait.  Coudons!  Sommes-nous au mois de mai, mois de Marie, mois des fleurs, mois du muguet et des tulipes? Suis à mille lieues d’enfiler mes sandales et laisser mes orteils (vernis ou pas) profiter du soleil.  Je pense que l’on a passé go à l’été et que nous sommes de retour en novembre. Faisait tellement frette que j’ai même ouvert le chauffage et le chauffe-fesse de l’auto.  Deux collègues de me dire à la blague:

  • Dis donc Colette, tu devrais retourner chez toi, la route 104 va surement fermer !!!
  • Bien oui, vous n’en manquez pas une, hein!

Pour votre information : la route 104 m’empêche souvent de me rendre au travail lors de tempête hivernal dû au fort vent et à la visibilité nulle. C’est une situation connue pour ceux qui habitent Saint-Jean-sur-Richelieu. Et ce ne sont pas de plates excuses pour éviter le travail.

Donc, me rendant au travail j’écoutais la radio et entendais des témoignes d’amour envers les mamans pour la journée de ce dimanche.  Ça m’a émue d’où m’est venu l’idée d’écrire un court texte.

Plus je vieillis, plus je deviens sensible à toutes sortes d’émotions, bonnes ou pas.  On dit que l’on s’assagit avec les années. Encore faut-il qu’une dure à cuire comme moi est beaucoup cheminée.  Mon père vous aurait dit:  celle-là, elle a le chignon ben raide et un fort caractère !!! Bah! Il fût un temps où il n’était pas question de pleurer devant un film ou une scène triste, NON! ce n’était pas pour moi. Orgueilleuse, je l’avoue.  Par contre mon amoureux lui, alors là, il a beau être scorpion, sous ses allures froides, il est un grand passionné, sensible et tendre.

J’ai célébré la dernière fête des mères pour ma maman par un beau dimanche midi à leur maison avec toute la famille frères et sœur et enfants.  C’était le 25 mai 1986.  J’avais 28 ans. Il faisait tellement beau et chaud.  Ho! my GOD  Je vous le dis c’était un MOSUS de beau printemps.  La chaleur pis toute.  Aucun nuage, en plein soleil. Qu’il faisait donc beau cette journée-là. Plus ça changeplus c’est pareil », dit l’adage populaire. Alors là y’a pas de doute, l’écart est bien trop grand; On se trompe royalement pour cette fête des mères de 2020. Mais, il faut dire qu’il nous reste encore deux semaines avant le 25! Peut-être que là, je retrouverai la température de 1986!

Je me rappelle même les vêtements que je portais.  À cette époque je fabriquais mes robes, blouses, jupes et pantalons.  Nous avions fait un BBQ pour le diner dans la grande cour avant. Malgré le cancer qui diminuait ma mère à tous les jours et avec beaucoup d’amour et un peu d’imagination, nous avons su lui faire plaisir et lui apporter du bonheur.  Elle ne tenait pas à ce que cette journée soit soulignée en grande pompe. Je crois, même si elle ne l’a pas mentionné, que nos pensées, nos conversations, nos sourires, nos blagues, ont contribué à lui fournir un souvenir heureux de sa famille.  Nous voulions mettre notre chagrin de côté et ce fut notre façon de lui dire combien nous l’aimions.  Elle ne voulait pas de photo.  Il y en a eu une quand même sauf qu’elle n’y apparait pas.  Elle détestait et elle a toujours détesté se faire photographier.  On avait tous préparé un p’tit plat à partager.  Le mot “potluck” était inconnu encore.  Nous ignorions quand cette tradition de la fête des mères cesserait pour nous.  Ce fut la dernière.

  • « Ce que j’ai appris de ma mère? »
  • Le respect et la gentillesse. Envers les autres. Elle s’est dédiée à sa famille qui occupait la plus grande place dans sa vie. Elle nous a léguée les plus belles leçons de vie.   Y’a des fois ou je lui demanderais bien:

« M’man:  Penses-tu que je suis une bonne maman?  que je prends les bonnes décisions pour ma famille, et que,  et que   et que…. ? Y’aurait bien des questions à lui poser (soupir…)   Sans réponses…

Elle fût inspirante et nous a transmis ses passions.  Je chantonne comme elle, je parle toute seule comme elle, je suis vaillante comme elle, je me lève de bonne heure et de bonne humeur (presque tout le temps) comme elle, j’adore cueillir les fraises, les bleuets comme elle, je plaisante comme elle………..

L’importance dans nos vies

Pourquoi c’est important la fête des mères ?

J’ai fait des recherches à savoir ce qu’est au juste la fête des mères.  Bien je vais vous surprendre car ça date de loin cette origine de la Fête des mères.  En effet, les premières traces de la célébration de la fête des mères remontent à la Grèce antique. Les Grecs fêtaient au printemps leur déesse Rhea, ou Cybèle, la grande mère des dieux et notamment la mère de Zeus.  Et c’était d’importantes festivités fleuries.  (ref:Wikipédia) En v’là toute une histoire.

Je vous dirais qu’il fût un temps où je n’y accordais pas trop d’importance à cette journée.  En général, je ne suis pas du type fête.  Mon côté rebelle (ça va me coller à vie 😉) d’emboiter le pas dans un truc qui m’oblige à suivre un certain cadre ou décorum c’est pas mon genre. (sauf à Noël et Pâques bien sûr)

Ce que je déteste le plus dans cette fête c’est le message de souligner “le sacrifice” d’une maman tout au long de l’année pour que leurs enfants ne puissent être privés de rien.  LE SACRIFICE !!!

  • SVP :”LÂCHEZ-MOI LE SACRIFICE”

Que j’ai horreur de ce mot pour m’en confesser.  Je ne conçois pas que je me sacrifie pour ma famille. J’ai choisi d’avoir des enfants, une famille, d’être parent et mamie ( ça c’est le choix d’avoir des enfants) je ne savais pas que c’était pour être exigeant (des fois).  Je n’ai pas arrêté de vivre, d’avoir des rêves.  On ne peut pas tout le temps tout faire mais ce que j’ai fait, je l’ai choisi par amour pour mes enfants, pour ma famille. J’ai su gouter ces moments de bonheurs, leur rires, leurs craintes, leurs découvertes, leurs cheminements dans la vie qui sont devenus les miens, mes bonheurs.  Ce ne fut pas un sacrifice, loin de là. J’ai toujours aimé ce que j’ai fait et ce que j’ai choisi. C’est ça un coeur de maman heureux.

Certes, ma vie de maman a connu des étapes palpitantes et d’autres moments ou l’inquiétude était plus présente.  On veut donner que le meilleur, inculquer de belles valeurs, une belle éducation etc.  Je n’ai pas mis de côté mes passions. Je les ai reportés dans le temps tout simplement.

J’ai toujours rêvé d’avoir une grande famille.  Et puis les années ont passées, laissez-moi vous dire que je suis comblée.  Nous sommes rendus à 27.  C’est sûr et certain que lorsque l’on est tous ensemble ça demande du planning et de la bouffe !!!  Et quand ils repartent on se dit « ouf! »  Ça fait du bien d’être tranquille”!

Je sais que ça fait stéréotype de dire qu’avant d’être une maman je n’en savais rien du “fameux sacrifice”.  Lorsque l’on tient ses enfants ou ses petits-enfants dans ses bras, ça perd tout son sens (le maudit sacrifice).  Ma relation fut différente avec mes 3 enfants et mes 3 beaux-enfants (ceux de mon conjoint). Je crois sincèrement qu’être maman et belle-maman m’a transformée. Aujourd’hui je suis dans un temps de ma vie ou mes enfants m’interpellent et me disent:

« M’man:  Penses-tu que je suis une bonne maman, que je prends les bonnes décisions pour ma famille, et que, et que et que..pis toute.? »

Et je suis LÀ pour leur répondre.  C’est ça qui est magnifique.  Merci la vie !!!

Du coup, cette année le fait d’être séparée de ma famille (distanciation physique oblige), cette journée prend tout son sens.  Ça va me manquer énormément d’embrasser mes enfants, de serrer tendrement mes petits-enfants.   Et je pense aussi à ma mère qui m’a beaucoup appris et qui n’a pu le constater.

En terminant l’écriture de mon article, v’la tu pas que mon amoureux arrive de faire quelques emplettes et m’apporte 2 magnifiques vivaces; des lys asiatiques (sans corona) C’est sûr que j’en fut ravie. YÉ tu fin!

« Une fleur parmi les fleurs » c’est ce qu’il m’a dit; je n’invente rien, juré!

Bonne journée en cette fête des mamans.

En photo:  Je vous partage mes festivités fleuries en cette journée de la fête des mères

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2 Commentaires

  • Répondre
    Claire
    30 juin 2020 a 19 h 02 min

    Belle Colette,
    je viens de découvrit ton “blog” grâce à ta petite soeur qui est chez ma grande soeur… C’est émouvant ce que tu as écrit à propos de Cécile. Je vais aller lire les autres…

    Je “vous” laisse en espérant que vous allez quand même assez bien.
    Pour ma part, oui, ça va.

    • Répondre
      Colette
      25 juillet 2020 a 7 h 35 min

      Allo, merci de me lire et contente que ca vous plaise. J’aime bien raconter. Ca laisse une trace de notre histoire. Nous allons bien, notre été se déroulement tranquillement. Ca fait du bien. Salutations , Colette

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